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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 23:36

L-huma.pngLe chômage gangrène la société française depuis plus de trente ans. Résultat, près de 5 millions de demandeurs d'emplois aujourd'hui (plus de 20 000 dans les Ardennes). Les salariés de l'industrie en sont les premières victimes. Ils subissent lourdement les restructurations exigées par les actionnaires et les erreurs stratégiques des grands groupes, des décideurs publics.

Notre pays a subi la perte de 750 000 emplois industriels ces dix dernières années, défigurant économiquement et socialement des régions entières. Depuis des semaines, le massacre industriel reprend de plus belle : près de 100 000 emplois industriels sont menacés, près de 300 000 avec les emplois induits. Des milliers d'intérimaires ont été jetés au chômage.

Dans ce contexte, les principaux patrons du CAC 40 osent exiger de nouvelles baisses de charges sociales, au nom de la compétitivité alors qu'ils imposent l'austérité aux salariés.

L'austérité signifie des licenciements, la casse des acquis, une précarité généralisée, des conditions de travail dégradées.

Depuis l'élection de François Hollande, aucune mesure coercitive n'a été votée au parlement pour interdire les licenciements par les entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires, aucune loi donnant des droits et des pouvoirs nouveaux aux salariés pour s'opposer aux stratégies patronales.

Chomage.pngPire, en reprenant les préconisations du rapport Gallois, le gouvernement fait un cadeau de 20 milliards aux patrons. Il fait payer ce cadeau  par une augmentation de la TVA qui va réduire, une nouvelle fois, le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.

Le groupe communiste Front de gauche, à l'assemblée nationale exige que ces lois soient examinées en toute urgence et qu'une commission d'enquête sur la politique industrielle soit mise en place, sans délais.

Ce n'est pas le coût du travail qui tue l'emploi, c'est le coût du capital

En effet, jamais les richesses créées par le travail n'ont jamais été autant détournées pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, des investissements ou de la recherche !

Le ministre Montebourg peut bien multiplier les déclarations ou les déplacements sur les sites menacés dans la sidérurgie ou l'industrie pharmaceutique, il ne pourra rien contre cette implacable logique des licenciements boursiers et financiers !

La politique du gouvernement n'est pas du tout à la hauteur. Il ne doit pas accepter le diktat du Medef: ils sont 98 et nous, nous sommes 98% à vivre de notre travail quand 2% pillent les richesses de notre pays ! Le Parti communiste français se bat pour que soit menée en France une véritable politique industrielle, moderne, durable et planifiée.

Non, l'industrie ne symbolise pas le passé !

L'État doit, en ce sens, porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions : un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics.

En ce sens, la mobilisation de crédits publics, la prise de pouvoir majoritaire de l’État dans les conseils d'administration, voire la nationalisation doivent se concevoir et se réaliser dans une optique nouvelle, celle de changer de cap. Cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt national.

             Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions de la droite et du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l'emploi et la tenue en urgence des assises de l'emploi industriel.


Les chiffres clés

  •  750 000 emplois industriels (dont plus de 4000 dans les Ardennes) détruits en 10 ans.
  •  Salaire annuel brut moyen pour un plein temps (services et industrie)
  •   France :        32 826 euros
  • Allemagne : 43 942 euros

 

  •   Progression comparée de la masse salariale et  des dividendes depuis 1981 
  • Masse salariale multipliée par 3,6 
  • Dividendes multipliées par 20

 

 

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nouvellesdesardennes.over-blog.com - dans N°1540
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 23:34

A l’occasion du débat d’orientations budgétaires du conseil municipal de Charleville-Mézières, le 17 octobre dernier, Sylvain DALLA ROSA est intervenu au nom des élus communistes :

A

           Collectivites.png    "Concernant les orientations budgétaires pour 2013  je dois vous dire ma déception. Je veux dénoncer le contexte politique dans lequel il s’élabore avec le nouveau gouvernement.

Nous comptions sur une amélioration de la situation des collectivités locales, je constate malheureusement qu’il n’en est rien. Même si je ne crois pas à l’existence de remèdes miracles, nous espérions, néanmoins, une inversion de la tendance concernant le soutien aux collectivités locales.

               Or, nous sommes toujours soumis au même régime d’austérité par l’Etat et si j’en crois les déclarations ministérielles, le pire est à venir puisqu’après le gel annoncé pour 2013, il est envisagé une baisse de 2,5 milliards d’euros des dotations aux collectivités  pour  2014 et 2015.

Evidemment après la ratification honteuse du Pacte Budgétaire Européen qui fait de la rigueur la pierre angulaire de la gestion gouvernementale, il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Néanmoins, je ne me résigne pas à cette cure d’austérité et les élus communistes continueront à être force de propositions et d’action. Je ne peux, cependant, vous cacher que ma déception est grande devant un tel gâchis. Récemment, le Président de la République indiquait, devant le Sénat, à l’occasion des états généraux de la démocratie territoriale, que les collectivités représentent 20 % de la dépense publique et qu’à ce titre elles devaient participer à l’effort de rigueur. Mais soyons clairs, ces dépenses publiques sont-elles de l’argent jeté par les fenêtres. Chacun ici le sait bien, il  s’agit de dépenses utiles pour l’école, la culture, le sport, l’environnement……

Avec la cure d’austérité qui nous est imposée, nous sommes amenés à tailler dans ces dépenses, poursuivant en cela les orientations du gouvernement précédent. Ce n’est pas la politique de changement à laquelle les élus locaux avaient aspiré. Si cette orientation d’asphyxie des collectivités ne s’inverse pas nous devrons continuer à tailler dans les dépenses utiles à nos concitoyens en affaiblissant encore le service public.

L’autre point que je souhaite aborder concerne le développement de notre commune qui doit  s’appuyer sur l’attractivité de notre territoire. Nous avons régulièrement un débat sur cette question au sein de notre conseil municipal. La droite ne rate pas une occasion pour nous ressortir la même rengaine, c’est la gestion municipale qui est responsable de la perte d’attractivité de notre ville en raison, notamment, de la pression fiscale élevée. Vous me permettrez d’avoir une autre vision des choses. Je m’appuie pour cela sur la dernière notre de l’INSEE qui relève que c’est bien les questions liées à l’économie et à l’industrie qui sont responsables de la baisse démographique et du manque d’attractivité. D’ailleurs de ce point de vue, je dois vous avouer toutes mes craintes pour l’avenir compte tenu de la situation préoccupantes dans des entreprises comme Vistéon ou PSA.

Alors dans ce contexte, comment gérer sans trop pénaliser nos concitoyens. C’est l’exercice auquel nous sommes soumis. Votre orientation de ne pas augmenter la part ville de la fiscalité nous convient mais jusqu’où pourrons-nous aller dans cette voie de maitrise fiscale qui va très rapidement trouver ses limites ?

Inlassablement nous voulons continuer à réclamer une juste revalorisation de nos dotations et un changement de politique gouvernementale en direction des collectivités. Si ces changements n’interviennent pas rapidement nous ne pouvons pas cacher  à  nos concitoyens que les mois et les années à venir seront durs pour notre collectivité."

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 23:19

Carte-vitale.pngSans surprise et conformément au vote à l'assemblée nationale du traité européen Sarkozy/Merkel, la loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2013 répondra aux injonctions de la Commission européenne et de la Banque centrale, afin de rassurer les marchés financiers, mais ne répondra absolument pas aux besoins de santé de la population et aux exigences des professionnels.

               L’objectif affiché d’une nouvelle économie de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance-maladie, va peser durement dans une situation déjà aggravée : l’augmentation des inégalités d’accès aux soins, l’augmentation des restes à charge, les restructurations hospitalières avec la fragilisation de l’hôpital public, des emplois insuffisants… Et bien sûr, absence de mesures annulant les franchises médicales et forfaits…

               Au contraire, l’ensemble des propositions ne font que creuser le filon de la fiscalisation : ainsi naît la double peine pour les retraités imposables qui devront s'acquitter de la dite « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » de 0,3% en 2013 puis en 2014 alors que les retraités ont déjà cotisé toute leur vie !

                              On nous annonce une prétendue priorité accordée aux missions de l’hôpital public, mais comment expliquer que la loi « Bachelot » continue d'être appliquée ? Le remboursement à 100% des IVG est une bonne mesure mais les Centre IVG continuent d'être fermés ! Le « pacte de confiance pour l’hôpital public » est singulièrement remis en cause : 657 millions d’euros d’économies de plus, synonymes de pressions accrues sur les personnels et les services hospitaliers, de dégradation des conditions de travail et de prises en charge des patients…Enfin : tout le contraire de la confiance !

               Le PLFSS 2013 ne porte aucune ambition de politique de changement. Pire, il préfigure dans les limites mêmes de sa portée, les attentions du gouvernement à se soumettre à la « règle d’or de baisse du coût du travail » en prévoyant de faire basculer près de 40 milliards de cotisations des entreprises sur la CSG… .

               L'exemple de l'hôpital de Fumay montre bien comment le PS se prend les pieds dans le tapis : manifestement la direction de l'hôpital a eu ordre de répondre aux aspirations de la population d'une meilleure réponse à l’accueil des urgences : mais la question du budget domine et l'ONDAM tel qu'il vient d'être voté (y compris par le député de la circonscription Christophe Léonard) est bien en dessous de ce que la fédération hospitalière de France estimait nécessaire pour simplement conserver l'existant !


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