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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:13

Collectif.pngConstitués en plusieurs associations, les anciens salariés de Lenoir et Mernier-LCAB, Raguet, Ardennes Forge, Artis, Thomé Génot, Oxame, Idéal Standard... qui ont tous été victimes de patrons voyous, avaient invité, vendredi dernier à Monthermé, les élus et la population à venir débattre des solutions à mettre en oeuvre pour sauver l’emploi. N’abordant pas le fond du problème, la politique de casse industrielle des gouvernements successifs et du patronat, élus de droite et du PS ont essayé de se donner le beau rôle. Chacun y est allé de son soutien et de sa compassion devant la situation de ces salariés privés d’emploi.
La volonté de s’en sortir et de ne pas « laisser crever les Ardennes » affichée par les organisateurs, méritait pourtant mieux qu’un débat ou chacun essayait de tirer la couverture. La proposition de loi formulée, tendant à faire sanctionner pénalement le comportement délictueux de certains employeurs à reçu une simple écoute poli. Les élus communistes présents ont pourtant essayé de mettre chacun devant ses responsabilités mais les uns et les autres ne pouvaient montrer que leur volonté de ne rien changer. Le député Ch. Léonard reconnaissant même, qu’actuellement, il n’existait pas de majorité pour s’attaquer à ces rapaces de l’industrie. Pourtant le PS dispose de tous les pouvoirs.
Forts de leurs onze propositions concrètes pour améliorer le quotidien des privés d’emploi, les ex-salariés ont fait part de leur colère et de leur détermination à poursuivre la mobilisation. Des suites doivent être données à cette rencontre. Les élus communistes mettront tout en oeuvre afin de faire aboutir ces revendications. Oui une alternative politique est possible
Sylvain DALLA ROSA

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:10

Licenciements-boursiers.pngAlors que les banques et les actionnaires se portent à merveille, pas une semaine ne se passe sans une annonce de réduction d'activité, de fermeture de sites, de licenciements massifs par de grands groupes industriels. Il y a comme un antagonisme ? Non, vous répondront les patrons, ils se justifient en avançant toujours les mêmes arguments : le coût du travail est trop élevé, les fameuses « charges sociales » pèsent sur la compétitivité et puis c'est la crise, c'est la fatalité... Mais alors, comment ces « patrons-voyous » justifient-ils les 45 milliards d'euros qui furent versés aux actionnaires du CAC 40 en 2011 ?


1. Le faible du coût du travail est un mensonge


Démonstration : en 2010, les cotisations sociales patronales représentent 145 milliards d'euros, la même année, les intérêts versés aux banques et aux actionnaires ont totalisé 308,8 milliards d'euros !
Jamais les richesses créées par le travail n'ont été autant détournées pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, des investissements ou de la recherche. C'est la finance qui a mis l'industrie française au bord de la faillite et certainement pas le coût du travail !


2. Plus de droits pour les salariés !


Les salariés et les travailleurs ont besoin de nouveaux droits et pouvoirs pour décider des stratégies et décisions de leurs entreprises et de leur branche. Cela passe par exemple par un droit de veto.
Ils doivent être de véritables acteurs du développement économique.


3. Les parlementaires PCF/Front de gauche, mobilisés pour défendre les emplois


Face aux licenciements bousiers, il existe des solutions immédiates, défendues depuis longtemps par les parlementaires communistes. La loi est prête et la majorité existe pour la voter.
Qu'attend Hollande, cette loi est pourtant une promesse de campagne? Qu'attendent les parlementaires socialistes ?
Rappelons que les sénateurs socialistes, sous le gouvernement Sarkozy, ont voté la proposition de loi contre les licenciements boursiers proposée par les sénateurs communistes en février 2012.
Une nouvelle version de la loi déposée en juillet dernier contre les licenciements boursiers par les députés du Front de gauche est en cours de rédaction et sera redéposée dans une dizaine de jours.
Cette proposition propose d'exclure du champ légal des licenciements économiques effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre de leur dernier exercice comptable.
Les entreprises qui bénéficient d'aides publiques devront s'engager en contrepartie à ne pas réaliser de licenciements boursiers, auquel cas elles devront restituer les sommes qu'elles ont perçues.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:08

CPAM.pngSuite à l’initiative du Front de Gauche, en direction de la permanence de Givet de la CPAM, avec occupation des locaux le 11 janvier dernier, une délégation d’élus communistes était reçue, ce lundi, par le Directeur de la CPAM 08. A cette occasion, les élus ont réaffirmé leur détermination à voir maintenu la complète activité sur les sites de Givet et Monthermé, notamment avec la pérennisation du traitement des feuilles d’accidents du travail et maladie professionnelle dans la pointe des Ardennes. Cela passe, inévitablement, par la préservation, à Givet, des postes dédiés à cette activité. Confrontée à un taux de renouvellement de ses personnels de 1 remplacement pour 3 départs, la CPAM envisage, en effet, un transfert total de ces activités vers Charleville-Mézières à un horizon très proche.
Malgré cet affichage préoccupant, la délégation a, cependant, noté avec intérêt l’affirmation de la direction de maintenir un accueil du public dans des conditions similaires à celles actuelles, tant à Givet qu’à Monthermé. Face à un contexte budgétaire très contraint, en raison de la loi de financement de la Sécurité Sociale votée par le Parlement, les élus ont réaffirmé la nécessité d’allouer à la CPAM des Ardennes des moyens supplémentaires, particulièrement dans le cadre de la convention nationale d’objectifs et de gestion actuellement en discussion. L’objectif étant de stopper la suppression de postes dans notre département.
L’attractivité économique d’un territoire se mesurant également à la présence des services publics, les élus communistes ont défendu l’idée de préserver et renforcer le maillage territorial de la CPAM. Enfin, il a été réaffirmé le besoin pour les usagers de continuer à disposer, sur l’ensemble des Ardennes, d’un accueil de proximité et d’en finir avec les fermetures temporaires (plusieurs mois) des antennes locales comme à Vouziers, Carignan ou à la Ronde Couture.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:00

PSA.pngA Aulnay des salariés PSA sont en grève pour préserver leur outil de travail. Face à eux, pour les discréditer, la direction utilise une recette mainte fois utilisée en faisant venir des casseurs de grève de l’ensemble des autres sites dont 10 de Charleville. Ces salariés sont recrutés par la direction et ses relais dans l’entreprise ardennaise. Pendant ce temps, vendredi 1 février, l’annonce était faite pour l’usine de Charleville de 3 semaines de chômage au secteur ferreux, 5 semaines au secteur liaisons au sol, 2 semaines au secteur culasses et une semaine au secteur PMP (Secteur soit disant d’avenir et inauguré en grande pompe fin 2012 avec tout le gratin politique local) et 2 semaines de chômage par mois au secteur prototype, atelier qui normalement travaille pour la mise au point des nouvelles pièces donc pour l’avenir, à l’heure actuelle, rien à l’horizon. Déjà en temps normal le pouvoir d’achat ne cesse de baisser mais avec ces périodes de chômage celui-ci chute littéralement.
Sans oublier les 85 départs programmés (gpec, plan social déguisé) pour le premier semestre et les départs en retraite non remplacés. Les sous traitants sont eux aussi touchés de plein fouet comme par exemple au restaurant du site (mais les exemples sont multiples), deux personnes sont licenciées suite à la baisse de fréquentation, d’ailleurs la direction a déjà annoncé qu’elle risquait de fermer le restaurant en dessous de 350 couverts / jour. Hier il y avait 3500 salariés sur le site demain moins de 2000.
Comment en est-on arrivé là ? Il faut savoir que la production de véhicules PSA en France en 2003 représentait 61,60% contre seulement 40,80 % au 1er trimestre 2012, alors que la production PSA à l’étranger en 2003 représentait 38,40 % contre 59,20 % au 1er trimestre 2012. Moins de véhicules fabriqués sur le territoire c’est moins de pièces ferreux ou culasses pour Charleville.
La fermeture programmée du site d’Aulnay, la suppression massive d’emplois sur les autres sites (avec l’aval de certains syndicats) et le recul du potentiel industriel de notre pays ne peuvent cependant s’expliquer au seul motif des difficultés du marché automobiles en France et en Europe. Il faut aller chercher les véritables raisons ailleurs.
Dans une stratégie, arrimée aux intérêts financiers des actionnaires et des marchés, PSA a annoncé 8000 suppressions d’emplois en France mais a créé 900 emplois en 2012 en Slovaquie en plus des 3 500 salariés qui produisent déjà des C3 et des 208 avec comme objectif 300 000 voitures en 2013. En sachant que la plus grosse part de cette production est réexportée. La stratégie est simple : produire d’avantage pour le marché européen dans les pays à bas coût salarial. L’internationalisation d’un groupe comme PSA est nécessaire mais pas contre sa base nationale. Les groupes Allemands préfèrent assembler en Allemagne et exporter les Français privilégient le contraire.
L’effondrement des marchés automobiles en Europe est dû aux politiques d’austérité mise en oeuvre. Il y a à la fois les coupes budgétaires et sociales, les suppressions d’emplois, les mesures de gel ou de réductions des salaires, l’appauvrissement de larges secteurs des populations. Les barons de la droite et du Medef tendent à faire croire que le coût du travail en France est la source principale des difficultés du pays et de son industrie. Le PS et le gouvernement n’y sont pas insensibles. L’Insee a pourtant déjà mis les choses au point en prouvant que le coût horaire en France est moins élevé ou égal à celui de Allemagne.
La direction PSA et la famille Peugeot très proche de l’ancien pouvoir et de la direction du Medef veulent créer un choc dans l’opinion afin de faciliter les éventuelles opérations destinées à obtenir de nouvelles baisses des charges patronales au nom de la compétitivité. Malheureusement nos gouvernants actuels sont de plus en plus à l’écoute de ces discours.
Fabien WARNET - Salarié chez PSA

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