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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 22:28

Sans doute les deux ! Une bouffée d'oxygène pour les jeunes qui en bénéficieront, une bouffée d'oxygène pour les employeurs du secteur non marchand portant des activités d'utilité sociale.

            Mais un coup d'épée dans l'eau vis à vis des questions de fond qui sont posées : celle de la sécurisation des parcours professionnels dès la sortie de la formation initiale, celle des raisons du chômage des jeunes, celle des causes de la sortie des jeunes sans qualification de l'école, celle de l'incapacité des employeurs du secteur non marchand à financer des emplois socialement nécessaires.

            Permettez-moi d'aborder ces nouveaux contrats sous l'angle de la formation et de vous faire part de ma plus grande inquiétude ! Car, pour ces jeunes sans qualification, le but me semble devoir être de les qualifier, sauf à vouloir uniquement baisser temporairement les statistiques du chômage des jeunes. Comment ?

            Quelle reconnaissance pour l'acquisition des compétences ? A-t-on pour but de vouer ces jeunes au SMIC à vie, faute de diplômes et/ou à l'insécurité de l'emploi ? Plusieurs questions se posent, comment pourront-ils reprendre une formation en alternance ? Leur faudra-t-il chercher un employeur pour un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation ? Ne pourrait on pas prévoir qu'au moins dans les cas où ces jeunes souhaitent se former dans le domaine découvert au cours de leur contrat d'avenir, leur employeur ne soit obligé de leur assurer ce contrat en alternance, sous une forme sans doute nouvelle, pas tout à fait contrat de professionnalisation pour permettre une durée suffisante, pas tout à fait contrat d'apprentissage pour garantir le maintien d'un salaire au moins équivalent au SMIC pour ces jeunes qui auront acquis une indépendance financière vis à vis de leurs parents et vieilli, voir qui seront chargé de famille ?

            Qui financera la formation ? Il est bien beau de demander un engagement fort des employeurs, mais on ne le demande pas à ceux qui font du profit et qui en ont les moyens, on le demande aux employeurs du secteur non marchand qui en ont souvent la volonté mais pas les moyens ! Bien évidemment, en ce qui concerne notre région, je proposerai que l'on travaille en ce sens. Encore faut il que l'on en ait la possibilité !

            Les difficultés majeures de financement de la formation des personnes en contrats aidés vont donc se retrouver sur ces contrats d'avenir. Depuis 2004, la loi de cohésion sociale et la suppression des fonds de l'état dans la formation des contrats aidés, c'est l'impasse sur cette question.

            Alors, oui, je proposerai que la région contribue à la formation des contrats d'avenir, mais il faut à la fois que la loi prévoit la formation sur le temps de travail (et les actions d'accompagnement) avec maintien du salaire et donc l'aide financière de l'Etat quelque soit la durée effective de travail et il faut que le gouvernement prévoit un mécanisme financier permettant aux régions de s'engager dans cette voie, car, de par leur compétence, ce sont effectivement elles qui sont le plus à même d'adapter l'offre de formation aux besoins de ces jeunes.

            100 000 emplois d'avenir en France, cela devrait en faire de 2000 à 2500 en Champagne Ardenne et on ne trouvera pas sous le sabot d'un cheval de quoi financer la formation de 2000 jeunes ! Les derniers chiffres officiels indiquent régionalement  11029 demandeurs d'emploi de moins de 25 ans inscrits à Pôle Emploi.

            C'est toute la question des ressources des collectivités territoriales et en particulier des régions qui est posée ! Là aussi, le changement cela doit être maintenant !

 

 

Michèle LEFLON

Conseillère régionale

(Vous pouvez lire l’intégralité de l’article de M.Leflon sur son blog)


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