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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:34

Alternative-austerite.pngOn s’y attendait. Dans un entretien publié par les Échos, Jérôme Cahuzac, Ministre du budget,  a reconnu que le déficit budgétaire 2012 serait plus important que prévu.

Les recettes de TVA s’affaissent en effet avec l’activité, étouffée par une austérité tous azimuts. Le ministre de Budget n’a d’autres perspectives que le gel de 2 milliards d’euros supplémentaires et la désindexation des retraites sur les prix. Qui s’engage dans cette spirale ne parvient plus à s’en extraire. Huit pays européens en récession en font l’irréfutable démonstration.

Les prévisions de l’Office français de la conjoncture économique (OFCE) sont accablantes: les restrictions budgétaires planifiées, qui s’élèvent à 2,5% du PIB, entraîneront une baisse de ce produit intérieur de 3,6%. L’effet boule de neige… Cela n’empêche pas de rouler à tombeau ouvert vers l’abîme. N’entend-on pas de beaux esprits affirmer que «les licenciements d’aujourd’hui seront les emplois de demain» et que «la précarisation des CDI sécurisera les emplois»? L’accord sur la flexibilité, historique en ce qu’il est dicté par le Medef qui veut imposer le silence au Parlement, constitue une nouvelle menace sur le front de l’emploi et des droits des salariés.

Après huit mois de gouvernement sous la houlette de François Hollande, la rupture avec la politique de la droite se fait attendre. On a plutôt l’impression d’un bégaiement. Le temps perdu joue pourtant contre la justice et le progrès social qui restent les valeurs cardinales de la gauche. Les électeurs qui ont choisi de battre Nicolas Sarkozy et qui ont élu des députés de gauche passent de l’expectative au doute et parfois au désarroi. L’austérité infligée au pays ferait à nouveau le lit de l’UMP et des ultralibéraux qui piaffent dans l’opposition. C’est dire combien il faut prendre le contre-pied des marchés financiers, choisir l’investissement dans les ressources humaines, dans un nouvel essor industriel appuyé sur une transition écologique, dans des services publics puissants assurant le primat de l’intérêt général dans les secteurs stratégiques de la vie en société.

Il n’y a pas d’austérité sociale, d’austérité rose ou verte. L’austérité est un garrot étouffant les capacités d’initiatives et d’innovation, une régression qui contredit les avancées de civilisation. Les Français le ressentent plus ou moins confusément, des peuples d’Europe le clament; des résistances populaires émergent… elles sont la chance de la gauche à l’échelle du continent. De Florange à Tescom ou à Electrolux, des cheminots aux enseignants, des idées se font jour, des propositions s’élaborent. Leur convergence fera leur force, susceptible de lever les «nein» de ceux qui rêvent de salariés à genoux, et les «non» de ceux qui veulent verser des dîmes toujours plus lourdes aux actionnaires des grandes entreprises.

Le Front de gauche, avec le PCF, va y consacrer ses efforts. Ils doivent rencontrer les préoccupations de tous ceux – syndicalistes, militants associatifs, socialistes, indignés de toutes sortes – qui rêvent d’une alternative à la loi de l’argent.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:31

Education-nationale.pngLe projet de loi de refondation de l’école propose de grandes ambitions : formation des enseignants, recrutements, priorité au primaire, réaffirmation du rôle de l’école maternelle, réaffirmation du collège unique. Sans doute faut-il encore plus d’ambition pour reconstruire le service public national d’éducation fondé sur le principe que tous les élèves sont capables d’apprendre. Sans doute faut-il plus d’ambition dans la reconstruction des pratiques, des contenus, pour permettre la réussite de tous, sur la base d’une école faite pour ceux qui n’ont que l’école pour apprendre. Mais il faut aussi que cela s’appuie sur du concret.

Et le concret qui se prépare pour la rentrée prochaine dans les Ardennes est contradictoire avec l’espoir engendré par les changements politiques et ce projet de loi. Ce sont les fermetures de deux collèges ruraux, aggravant le désaménagement du territoire et dégradant les conditions d’études de ces collégiens, qui vont être amenés à de longs trajets.

C’est l’annonce de la fermeture éventuelle de la filière L au lycée de Givet, source de discrimination sociale. Dans ce bassin du nord des Ardennes, tout particulièrement frappé par la crise économique, le chômage, les choix d’orientation risquent d’être faits par défaut pour les enfants des familles les plus modestes. L’éventail des filières envisageables avait déjà été resserré par la gestion précédente du Ministre Châtel avec la suppression des classes d’enseignement technologique et il conviendrait d’en réintroduire, et de conforter la filière littéraire avec un renforcement de l’étude des langues étrangères.


C’est la fermeture annoncée de la filière générale dans le lycée de Bazeilles, au prétexte de spécialiser celui-ci en hôtellerie restauration. Ceci est contradictoire avec les valeurs de mixité sociales prônées par la République qui ont été rappelées récemment. Il faudrait au contraire y élargir le champ des orientations possibles en y recréant une filière ES.

Ceci va entraîner une concentration des offres de formation au sein des établissements les plus importants du département où les capacités d’accueil arrivent à saturation et où les  classes à effectif surchargé vont devenir légion. Il n’y a aucune justification pédagogique à ces fermetures, juste la volonté de réduire de quelques unités le nombre global de classes de collèges ou de lycées dans le département pour faire des économies de postes d’enseignants.

 

Michèle LEFLON

Conseillère régionale

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:29

Tecsom.pngDepuis sa reprise en 2010, l'entreprise Tecsom (ex Enia), située à Glaire, a régulièrement animé la chronique économique des Ardennes pour avoir procédé à des suppressions d'emplois, malgré des aides publiques massives. Récemment, un plan de sauvegarde pour geler les dettes a été mis en place par le tribunal de Sedan, et dans le même temps, on annonçait le départ du PDG avec un parachute doré de 120000 euros, alors que la direction demandait aux ouvriers de diminuer leur salaire de 10% et annonçait 24 suppressions d'emplois.

               Le député UMP Warsmann se dit "stupéfait des rémunérations des actuels dirigeants», et il vient de saisir les services du procureur de la République : pourquoi ? De quoi a-t-il peur ? Faut-il rappeler que JL Warsmann est à l'origine des aides publiques peu ordinaires dont a bénéficié l'entreprise TECSOM et son dirigeant principal Michel Grosselin :

ü       aides de l'Etat en 2010, pour 2 millions d'euros (1,5 M du fonds d'investissement et 0,5 M de prime à l'aménagement du territoire), plus 750000 euros de la région, plus 750000 euros du département !

ü       en 2012, le syndicat Synergie Ardennes (présidé par M Warsmann) a racheté le foncier de l'entreprise pour la modeste somme de 4,7 Millions ...avec la caution du conseil général. En outre, depuis le départ, l'entreprise bénéficie de la zone franche chère au député Warsmann et est exonérée de cotisations sociales patronales, ainsi que d'exonérations fiscales. Cerise sur le gâteau, depuis plus d'un an, l'Etat participe largement comme c'est la loi à l'indemnisation du chômage partiel qui touchait de nombreux salariés. On peut chiffrer ces cadeaux sociaux et fiscaux à plus de 2,7 millions.

         Au total, ce sont presque 12 millions d'euros d'aides publiques qui ont été distribués en 3 ans et 150 emplois sont aujourd’hui en suspens : les premiers appels aux départs volontaires sont affichés dans l'usine depuis ce lundi.

               Sur le fond, cette affaire pose la question du contrôle de l'utilisation des fonds publics et des contreparties à exiger des entreprises. Si Tecsom venait à être mis en liquidation dans les prochains mois, ce sont les contribuables ardennais qui seraient contraints de payer les millions d'euros qui ont enrichi des dirigeants peu scrupuleux.

               Les Ardennes qui souffrent exigent une autre politique et le cadeau fiscal de 20 milliards que Hollande vient de faire au MEDEF sans contrepartie ne rassure pas et montre que la mobilisation des ouvriers est nécessaire pour imposer le changement et relancer la réindustrialisassions.

J.C Van Bervesseles

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:22

Mariage-pour-tous.pngLe projet de loi « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » est discuté actuellement au parlement. Ce texte, qui donne des boutons à la droite la plus réactionnaire, aura des implications pour les élus locaux qui célèbrent les mariages dans les mairies et donc à Charleville-Mézières. Nous voulons donner clairement notre position. Les élus communistes soutiennent ce texte, sans réserve, car il constitue une avancée de société. Nous sommes donc disponibles pour effectuer ces mariages dés le vote de la loi.

       Le mariage est en effet un droit qui doit être à la porté de tous les citoyens. Un droit à un projet de vie commune, fondé sur l’amour et le respect de l’autre. En votant ce texte, les parlementaires contribueront  à lever une discrimination qui perdure dans notre société à l’égard d’hommes et de femmes qui vivent leur amour entre personne du même sexe. C’est bien en termes de droit humains que le problème se pose. Le droit civil n’a, en effet, pas à priver de l’institution du mariage des femmes et des hommes au prétexte que leur choix sexuel n’entre pas dans les normes définies par la société. Pour quelle raison profonde un homme ou une femme, dont l’orientation est homosexuelle, ne pourrait pas disposer des mêmes droits qu’un homme ou une femme, dont l’orientation est hétérosexuelle, dans la France où nous vivons?

       À cette question, aucun de ceux qui sont hostiles au «mariage pour tous» n’a apporté, depuis des mois et des mois, une réponse digne de ce nom. Sauf à confondre l’acte religieux avec ce qui doit rester, avant tout, un acte d’état civil. Le combat pour l'égalité des droits, sans discrimination d'orientation sexuelle ou d'identité de genre, concerne chacune et chacun d'entre nous. Le fait que les droits au mariage, à l'adoption ou à la procréation médicalement assisté (PMA) soient aujourd'hui interdits aux personnes de même sexe est un profonde injustice.

       Ces inégalités devant la loi sont des discriminations qui légitiment tous les discours homophobes.  La lutte contre toutes les discriminations est un combat de tous les jours. Il ne peut être mené à bien sans qu'on s'en donne les moyens, notamment financiers, nécessaires à la mise en place de formations, afin que les différents personnels ayant à traiter ces questions soient sensibilisés et informés sur l'égalité des droits pour tous.

 

Sylvain DALLA ROSA - Françoise CHARLIER - André LIBRON

Maires-adjoint de Charleville-Mézières

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