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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:00

 

Tambouille-PS.pngLors de ses premiers vœux, le président de la République a réaffirmé sa volonté de garder, coûte que coûte, le cap de l’austérité budgétaire pour sortir le pays de la crise sans prononcer une seule fois le mot « changement », pourtant au cœur des espérances populaires qui l’ont porté au pouvoir.

       François HOLLANDE persiste et signe. Il a validé les choix politiques mis en œuvre par son gouvernement depuis huit mois. Un nombre toujours plus grand de celles et de ceux qui ont porté la gauche au pouvoir en mai 2012 expriment leur scepticisme sur les choix gouvernementaux pour réaliser le changement espéré, comme en témoigne la dégringolade du couple exécutif Hollande-Ayrault dans les enquêtes d’opinion. Pour autant, le président de la République, tout en concédant ne « rien ignorer des inquiétudes » à ses yeux « légitimes », n’en affirme pas moins que « le cap sera maintenu. Contre vents et marées. Je n’en dévierai pas ». Seulement, il n’est pas du tout sûr que l’intérêt des Français trouve son compte dans ces politiques d’austérité dont nombre de mesures sont soutenues par la droite et le patronat d’une part, et dénoncées par les communistes de l’autre. Elles créent même un certain trouble au sein de la majorité présidentielle, chez les écologistes et à l’aile gauche du PS.

       François Hollande confirme le choix du gouvernement de réduire, d’ici à 2017, de 60 milliards d’euros l’intervention publique de l’Etat. Cette cure de rigueur risque de ne pas être sans conséquences sur les services et les investissements publics, sur les dotations aux collectivités locales. Avec, en toile de fond, une fragilisation du pacte social sur lequel s’est construit notre pays depuis la Libération.

       Le président de la République a également réaffirmé sa volonté de « redonner des marges de manœuvres aux entreprises grâce à un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour leur permettre d’embaucher, d’investir, d’exporter ».  Seulement, en matière d’investissements  et d’emplois, aucune condition d’objectifs n’a été fixée par la loi votée fin 2012 par le Parlement. En conséquence, cette manne, qui sera alimentée par une hausse de la TVA en 2014 et une baisse des dépenses publiques de l’Etat dès 2013, risque fort de ne pas atteindre l’objectif visé par le gouvernement,  celui de créer 300 000 emplois en 2013, comme l’a annoncé, en novembre 2012, Jean Marc Ayrault.

       Le doute est permis : Ce n’est pas la première fois, depuis trente ans, que les entreprises bénéficient de fonds publics pour favoriser l’investissement et l’emploi, avec les résultats que l’on peut constater. Par ailleurs, nombre d’économistes craignent que les politiques d’austérité réduisent un peu la dette mais conduisent surtout à la récession, donc au recul de l’emploi.

       Concernant la construction européenne, pour laquelle François Hollande se veut confiant, il n’est plus question, dans ses vœux, de réorientation comme il s’y était engagé pourtant dans la campagne présidentielle. Faut-il y voir un abandon ? Le vote par le PS, les écologistes et la droite, en novembre 2012, du traité austéritaire, négocié en son temps par Sarkozy et Merkel, en est un signe précurseur fort.

       Evoquant la décision du Conseil constitutionnel de censurer la contribution exceptionnelle de 75 % au dessus d’un million d’euros, François Hollande affirme que celle-ci sera « réaménagée sans changer d’objectif » en 2014, aucune annonce n’est faite cependant sur l’urgence d’une réforme globale de la fiscalité qui permettrait de faire contribuer plus ceux qui gagnent le plus

 

 

Il est bon de rappeler qu’au moment où la Bourse de Paris (donc les actionnaires) a gagné 15,2 % en 2012, le SMIC a été revalorisé par le gouvernement de 0,3 % par mois (soit 4,50 euros) au 1er janvier 2013. Tout un symbole.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:55

CCI.png

Malgré la pub de la CCI, la Zone Franche ne fait pas recette...

Président UMP du conseil général des Ardennes, Benoit Huré confirme dans la presse locale les énormes cadeaux fiscaux dont bénéficient, sans aucune contre partie de créations d'emplois, les entreprises ardennaises grâce à la zone franche ! Ce dispositif BER (bassin d'emploi à redynamiser) a rapporté au patronat pour le premier semestre 2012, la somme de 29 millions d'euros (7 millions d'exonérations de cotisations sociales et 22 millions d’impôts !) … pour combien d’emplois ? Alors qu'une récente étude a démontré que le dispositif BER/zone franche n'avait pas atteint (et de loin) l'objectif de création d’emplois, Mr Huré persiste et signe en demandant, à l'Etat, de prolonger ces dispositifs sur trois ou quatre ans! ...Cette exigence, devant un tel projet de gaspillage de fonds publics est surréaliste ! D’ailleurs, répondant à la question " ce dispositif est-il connu des investisseurs ? " Mr Huré avoue ..."nous nous sommes aperçus que non seulement les Ardennes étaient très méconnues, mais qu'en outre, le BER ne disait rien à personne." Quel aveu d'impuissance !....  Pauvres Ardennes avec de tels élus ! En 7 ans (la zone franche couvre les années 2007-2013), les contribuables ardennais auront donc payé 420 millions d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises … pour quoi faire ?

 

Abroger toutes ces dispositions fiscales injustes et inefficaces n’est-il pas un devoir pour la Gauche ?

 

 

J.C VanBervesseles

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:54

Hopital.pngTout d'abord localement, avec l'inacceptable refus de rencontre faite par le directeur de l'Agence Régionale de Santé aux élus communistes ardennais ! Alors qu'un rendez était programmé cette semaine, à la demande de Sylvain Dalla Rosa, maire adjoint de Charleville Mézières et vice président du conseil de surveillance de l'hôpital de cette ville, celui-ci a reçu un courrier du directeur de l’ARS annulant cette rencontre au motif que "entre temps, je viens d'être destinataire d'une requête présentée au tribunal administratif de Chalons en Champagne par le syndicat CGT des centres hospitaliers de Sedan et de Charleville Mézières visant à contester le dernier arrêté d'approbation concernant ce GCS, pris par le Directeur général de l'ARS".

En quoi les activités des syndicats CGT ne permettent pas une telle rencontre ? Le refus de dialogue avec des élus du Directeur général de l'ARS et un amalgame indigne et ne témoigne pas d'un progrès démocratique dans la politique de santé ! A quand la démocratie sanitaire ?

D'autant plus que j'aurais aimé qu'il nous fournisse des explications sur la deuxième information que je souhaitais vous donner, celle-ci d'ordre régional : un arrêté du 24 décembre publié le 1er janvier au Journal officiel, alloue 16,5 millions d'euros de dotations supplémentaires dans le cadre de l'exercice budgétaire 2012, au titre des Missions d'intérêts général et d'aide à la contractualisation (MIGAC) - vous savez, ce sont ces sommes qui permettent de compenser un peu ce qui ne rentre pas dans la tarification à l'activité des hôpitaux. Alors que d'autres ARS voient leur dotation augmentée, celle de Champagne Ardenne voit la sienne baisser de 3 millions d’euros par rapport à la répartition de l'arrêté du 7 décembre 2012.

Des difficultés supplémentaires en perspectives pour les hôpitaux publics.  

 

Michèle LEFLON 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:51

        Lutte-des-classes.png    Au vu du sondage Ifop que le journal l’Humanité a publié le 9 janvier, la lutte des classes est une réalité bien vivante. N’en déplaise à Jérôme Cahuzac, qui assénait à Jean-Luc Mélenchon au cours de leur débat lors de l’émission "Mots Croisés" du 7 janvier 2013 : "La lutte des classes, au fond, ça résume notre réelle divergence. Vous, vous y croyez toujours et moi je n’y ai jamais cru".

            Pour le directeur du département opinion de l’Ifop, qui a mené cette étude sur les Français et le lutte des classes, Jérôme Fourquet, "la perception d’une société divisée en classes reste opérante".

  La lutte des classes existe, c’est l’opinion de 64 % des Français. Malgré les apparences et le discours dominant, ce jugement a pris de l’ampleur depuis les années 1960 : en 1964, seuls 40 % des Français interrogés jugeaient qu’elle était une réalité, et 44 % en 1967.

     A l’inverse, le sentiment d’appartenir à une classe sociale se tasse légèrement : ils étaient respectivement 61 % puis 59 % à l’éprouver en 1964 et 1967, contre 56 %, en 1987 comme en 2013.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:49

Mariage-pour-tous.pngLes forces réactionnaires se mobilisent ce dimanche contre le droit au mariage pour tous. On annonce quatre bus au départ des Ardennes organisés par des associations familiales catholiques.

 L'UMP, le Front national et les intégristes religieux vont ensemble fouler le pavé aux sons de slogans homophobes rétrogrades et humiliants. Face à cela, François Hollande est allé jusqu'à plaider pour « une clause de conscience » en faveur des maires qui refuseraient de célébrer des mariages de couples de même sexe... avant de faire

 marche arrière une fois de plus. Et les députés socialistes viennent de retirer l'amendement pour la procréation médicale assistée pour  les couples de femmes. C'est tout simplement désolant et indigne !     

              Le projet de loi institue le mariage pour tous et toutes, mais il n'en demeure pas moins discriminant.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:32

Region.png            Depuis 5 ans, le conseil régional de Champagne Ardenne invite les habitants des territoires à venir débattre avec les élus régionaux.

            Cette démarche démocratique permet un dialogue en direct avec les ardennais. Cette réunion publique se déroulera le

Vendredi 18 janvier à 19 h à l’Hôtel de Ville de Mézières

            A cette occasion, vous pourrez rencontrer les deux conseillers régionaux communistes ardennais Michèle LEFLON et Franck TUOT.

 

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