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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:29

Manif-copie-1.pngLors d’une  intervention à la tribune de l'Assemblée nationale, le premier ministre avait fini par lâcher le morceau en reconnaissant que pas une seule ligne du traité budgétaire européen signé par Sarkozy et Merkel n'a été modifiée. Après des semaines bien peu glorieuses pour l'exécutif, embarqué dans une ratification sans débat, privant nos concitoyens et concitoyennes d'une juste information leur permettant de se forger leur propre opinion, sans la moindre prise en considération des propositions des forces progressistes (politiques, syndicales et associatives) mobilisées contre l'austérité, la ratification du TSCG le 9 octobre à l'Assemblée nationale est une mauvaise action contre la démocratie et contre l'idée européenne. Triste spectacle.        

                     Avoir été élus sur la base du « changement, c’est maintenant! », pour se retrouver, cinq mois plus tard, au côté de la droite sur un sujet aussi essentiel et structurant, constitue une faute qui, tôt ou tard, aura un prix politique.

                     En s'opposant à cette ratification, les 17 députés PS qui n'ont pas oublié cette promesse ont fait le bon choix (Christophe Léonard le député PS ardennais en fait partie), celui du respect de la parole donnée. L'abstention de 14 députés de gauche souligne aussi un grand malaise car la vérité est têtue : l'austérité est en échec partout en Europe avec une flambée du chômage, une destruction massive des emplois, une aggravation des conditions de vie, une saignée des peuples pour satisfaire les marchés financiers.

         Marianne.pngLa bataille pour un référendum s’est poursuivie au Sénat où Pierre Laurent, pour le PCF, a présenté des perspectives européennes pour sortir d'une crise qui vire à la récession. Alors que l'on nous parle de plus en plus de "choc", "choc budgétaire", "choc de compétitivité", dans un climat où les tensions réapparaissent dangereusement, le seul "choc" attendu est celui d'une rupture avec une orientation injuste et  inefficace.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:27

Manif.pngParmi les centaines de personnes, le collectif de défense de l’hôpital public de Charleville-Mézières était bien représenté à la manifestation nationale du 6 octobre à Paris pour la défense de la santé. Ce rassemblement dépassait largement nos frontières, car c’est des quatre coins de l’Europe, Athènes, Varsovie, Barcelone … que les usagers, les patients, les médecins, les services hospitaliers et tous ceux qui composent le réseau européen de la défense de la santé et de la protection sociale, dont le PCF, étaient mobilisés. C’est contre les réductions budgétaires et l’austérité prescrites par les gouvernements qu’étaient venu défilés les manifestants. Car la finalité de cette politique de casse de la santé est de faire passer la pilule du traité budgétaire européen.

Nous étions dans la rue pour demander au 1er ministre un moratoire sur les restructurations d’hôpitaux en cours, et exiger la remise en cause de la loi HPTS, mais également pour dénoncer les dépassements d’honoraires dit « abusifs » ! Cet espoir d’une rencontre avec Matignon s’est très vite retrouvé dans l’impasse face à un cordon sanitaire de CRS.

Nous devons le constater, la politique menée par la Ministre Marisole TOURAINE s’inscrit dans la même veine que celle de Roseline BACHELOT. La loi HPST n’est pas remise en cause, bien au contraire, elle s’applique à la lettre et les premières décisions prises le confirment. Les PPP (Partenariats, Publics, Privés) viennent d’être avaliser. L’exemple local est significatif avec la transfusion du service privé de la polyclinique du Parc à Charleville-Mézières au cœur même de l’hôpital de Manchester. Cette décision nous scandalise.

Le strabisme politique d’une vision mercantile de la santé devient la règle d’or, cette délégation de service public aux hôpitaux privés est un véritable « abus ». Car demain à l’hôpital public de Manchester, on pourra appliquer  une gestion privée avec des prix qui flambent. Nous dénonçons cette politique libérale de la santé où tous les coups sont permis, même celui de ne plus pouvoir se faire soigner.

Franck TUOT

Conseiller régional

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:24

CAF.pngC’est avec stupéfaction et une grande inquiétude que j’ai appris que le Conseil général des Ardennes ne souhaitait pas renouveler la convention d’occupation des locaux qu’il loue à la CAF de Sedan depuis 2010. La soudaineté de cette décision est surprenante puisque le Conseil général s’est rendu acquéreur de ces locaux en 2010 sans qu’il ne soit question de bail à court terme pour la CAF qui les occupe depuis des décennies.

Cette décision, dans sa soudaineté et sa brutalité rappelle le scénario qui a conduit à la fermeture du collège FRENOIS et n’est pas sans poser question sur la nature même de son sens : devrait on se préparer à la disparition d’un autre service public dans notre ville ?

Cette décision pourrait bien servir de tremplin à la décision d’une délocalisation de la CAF. Outre le fait qu’il soit impensable de priver les allocataires de Sedan d’un service public dont ils ont un besoin fondamental (33 000 visites par an) cela conduirait à la fois à un véritable gâchis humain et un énorme gâchis financier d’argent public.

En effet, ces locaux, situés au centre ville, à proximité d’autres services publics (Sécu, Mairie) accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes sont très pratiques pour les allocataires (dont beaucoup n’ont plus ou pas de moyens de locomotion dans le contexte socio économique difficile que nous connaissons dans les Ardennes et particulièrement à Sedan).

Outre la difficulté prévisible de retrouver des locaux  adaptés, un déménagement forcé de la CAF générerait des coûts importants (câblage, travaux, accessibilité…) Coût que, eu égard aux budgets de misère alloués aux collectivités locales, notre ville ne pourrait supporter.

Par ailleurs, si cette décision se confirmait, qu’adviendrait-il des emplois ?

C’est pourquoi, en ma qualité d’élue municipale, préoccupée de l’intérêt public qu’est le maintien de ce service de proximité dans notre ville pour ses usagers et préoccupée également de la bonne gestion de l’argent du contribuable et du maintien des emplois, je demande que cette décision soit purement et simplement annulée et que le contrat bail CAF / CG soit reconduit et pérennisé.


 

Régine HENRY

Elue municipale PCF de Sedan

 

 

 

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