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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:29

Tecsom.pngDepuis sa reprise en 2010, l'entreprise Tecsom (ex Enia), située à Glaire, a régulièrement animé la chronique économique des Ardennes pour avoir procédé à des suppressions d'emplois, malgré des aides publiques massives. Récemment, un plan de sauvegarde pour geler les dettes a été mis en place par le tribunal de Sedan, et dans le même temps, on annonçait le départ du PDG avec un parachute doré de 120000 euros, alors que la direction demandait aux ouvriers de diminuer leur salaire de 10% et annonçait 24 suppressions d'emplois.

               Le député UMP Warsmann se dit "stupéfait des rémunérations des actuels dirigeants», et il vient de saisir les services du procureur de la République : pourquoi ? De quoi a-t-il peur ? Faut-il rappeler que JL Warsmann est à l'origine des aides publiques peu ordinaires dont a bénéficié l'entreprise TECSOM et son dirigeant principal Michel Grosselin :

ü       aides de l'Etat en 2010, pour 2 millions d'euros (1,5 M du fonds d'investissement et 0,5 M de prime à l'aménagement du territoire), plus 750000 euros de la région, plus 750000 euros du département !

ü       en 2012, le syndicat Synergie Ardennes (présidé par M Warsmann) a racheté le foncier de l'entreprise pour la modeste somme de 4,7 Millions ...avec la caution du conseil général. En outre, depuis le départ, l'entreprise bénéficie de la zone franche chère au député Warsmann et est exonérée de cotisations sociales patronales, ainsi que d'exonérations fiscales. Cerise sur le gâteau, depuis plus d'un an, l'Etat participe largement comme c'est la loi à l'indemnisation du chômage partiel qui touchait de nombreux salariés. On peut chiffrer ces cadeaux sociaux et fiscaux à plus de 2,7 millions.

         Au total, ce sont presque 12 millions d'euros d'aides publiques qui ont été distribués en 3 ans et 150 emplois sont aujourd’hui en suspens : les premiers appels aux départs volontaires sont affichés dans l'usine depuis ce lundi.

               Sur le fond, cette affaire pose la question du contrôle de l'utilisation des fonds publics et des contreparties à exiger des entreprises. Si Tecsom venait à être mis en liquidation dans les prochains mois, ce sont les contribuables ardennais qui seraient contraints de payer les millions d'euros qui ont enrichi des dirigeants peu scrupuleux.

               Les Ardennes qui souffrent exigent une autre politique et le cadeau fiscal de 20 milliards que Hollande vient de faire au MEDEF sans contrepartie ne rassure pas et montre que la mobilisation des ouvriers est nécessaire pour imposer le changement et relancer la réindustrialisassions.

J.C Van Bervesseles

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:22

Mariage-pour-tous.pngLe projet de loi « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » est discuté actuellement au parlement. Ce texte, qui donne des boutons à la droite la plus réactionnaire, aura des implications pour les élus locaux qui célèbrent les mariages dans les mairies et donc à Charleville-Mézières. Nous voulons donner clairement notre position. Les élus communistes soutiennent ce texte, sans réserve, car il constitue une avancée de société. Nous sommes donc disponibles pour effectuer ces mariages dés le vote de la loi.

       Le mariage est en effet un droit qui doit être à la porté de tous les citoyens. Un droit à un projet de vie commune, fondé sur l’amour et le respect de l’autre. En votant ce texte, les parlementaires contribueront  à lever une discrimination qui perdure dans notre société à l’égard d’hommes et de femmes qui vivent leur amour entre personne du même sexe. C’est bien en termes de droit humains que le problème se pose. Le droit civil n’a, en effet, pas à priver de l’institution du mariage des femmes et des hommes au prétexte que leur choix sexuel n’entre pas dans les normes définies par la société. Pour quelle raison profonde un homme ou une femme, dont l’orientation est homosexuelle, ne pourrait pas disposer des mêmes droits qu’un homme ou une femme, dont l’orientation est hétérosexuelle, dans la France où nous vivons?

       À cette question, aucun de ceux qui sont hostiles au «mariage pour tous» n’a apporté, depuis des mois et des mois, une réponse digne de ce nom. Sauf à confondre l’acte religieux avec ce qui doit rester, avant tout, un acte d’état civil. Le combat pour l'égalité des droits, sans discrimination d'orientation sexuelle ou d'identité de genre, concerne chacune et chacun d'entre nous. Le fait que les droits au mariage, à l'adoption ou à la procréation médicalement assisté (PMA) soient aujourd'hui interdits aux personnes de même sexe est un profonde injustice.

       Ces inégalités devant la loi sont des discriminations qui légitiment tous les discours homophobes.  La lutte contre toutes les discriminations est un combat de tous les jours. Il ne peut être mené à bien sans qu'on s'en donne les moyens, notamment financiers, nécessaires à la mise en place de formations, afin que les différents personnels ayant à traiter ces questions soient sensibilisés et informés sur l'égalité des droits pour tous.

 

Sylvain DALLA ROSA - Françoise CHARLIER - André LIBRON

Maires-adjoint de Charleville-Mézières

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:15

Telle est la première question que l’on doit se poser, qui doit primer sur toute autre préoccupation, pour juger d’une décision lourde de graves incertitudes. Les premiers affrontements avec les milices intégristes qui sévissent dans le nord du pays ont été suffisamment meurtriers – une dizaine de soldats maliens, un officier français, une centaine d’islamistes armés et un nombre indéterminé de civils. Ces victimes «collatérales», qui semblent compter pour si peu, devraient inciter à la retenu et à s’interroger avant d’applaudir indécemment au vol des Rafales.

          Le peuple malien a durement payé les conséquences de l’aventure guerrière dans laquelle Sarkozy a emmené la France contre la Libye, dont l’une des pires conséquences fut la mise en déshérence de milliers d’armes des arsenaux de Kadhafi. Ces armes qui sont passées dans les mains de groupuscules islamistes du Sahel et qui eurent raison d’un État malien affaibli par des années de saignées libérales imposées par le FMI. Le coup d’État qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, l’offensive conjointe des islamistes armés et des indépendantistes touareg, a non seulement abouti à la partition du pays, mais aussi à l’instauration d’un régime de terreur et d’obscurantisme contre les personnes et de destruction de l’héritage culturel et religieux dans le nord du Mali.

          Bamako était en droit d’en appeler à la communauté internationale incarnée par l’ONU pour l’aider à mettre fin à la violation de son intégrité territoriale. Le Conseil de sécurité à l’unanimité a fait droit à la requête malienne et s’est prononcé en faveur de la mise sur pied d’une force africaine appuyée par l’ONU pour restaurer la légalité dans le Nord. Trop de mois se sont écoulés entre les résolutions et leur mise en œuvre, alors que les forces alliées à al-Qaida recevaient une aide soutenue  nous n’oserons pas dire « humanitaire »  en provenance des pétromonarchies du Golfe.

                    L’offensive des milices djihadistes a sans doute précipité la décision de l’Élysée, mais la France court de gros risques dans la poursuite d’un face-à-face avec les forces islamistes. Il y a urgence à passer au plus vite à une étape qui dépasse les rapports France-Afrique. Faute de quoi, ressurgirait dans l’opinion africaine le spectre du colonialisme de la Françafrique et du syndrome Foccart (Ministre de Ch. de Gaulle). Le gouvernement, a posteriori  on le regrette  s’est exprimé devant les parlementaires. Les risques d’enlisement dans les sables du Sahel, le recours aux prises d’otages meurtrières, l’armement sophistiqué dont disposent les hommes liges des émirats… de nombreux indicateurs sont au rouge, qui laissent présager un combat difficile, qui devra impliquer toute la communauté internationale et ne se limitant pas au fracas des armes, mais incluant le développement.

                    Sans jamais omettre l’essentiel: la maîtrise, par le peuple malien, de son propre destin

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:12

 

André CHASSAIGNE

Député PCF

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 23:59

Inspection-academique.png

Devant l’Inspection d’académie plus de 250 personnes étaient rassemblées pour dénoncer la gestion des rythmes scolaires mais également la restructurions en cours qui conduit à la fermeture de collèges comme le Chesne ou Buzancy

Ce mercredi, partout en France et aussi à Charleville-Mézières devant l’Inspection d’Académie, les enseignants du primaire et des écoles élémentaires avec des parents d’élèves, ont exprimé leur mécontentement sur le fond et sur les conditions de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Dans de très nombreux endroits, les dernières semaines ont été marquées par des expressions, venant de professeurs, d'agents des collectivités intervenant dans les écoles et de leurs organisations syndicales, de parents d'élèves, d'élus, qui témoignent de réelles préoccupations dont le gouvernement doit tenir compte.

Les zones d'ombres qui subsistent, alors que le ministre ne cesse de mettre la pression pour qu'un maximum d'écoles raccourcissent les journées de la semaine et adoptent la semaine des quatre jours et demi dès la prochaine rentrée scolaire, donnent aujourd'hui le sentiment d'une réforme bâclée, pour correspondre au tempo de l'acte 3 de la décentralisation. Sans vision claire concernant les missions de l'éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales, d’avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition.

Penser en termes de « rythmes », c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école.

Si cette modification des rythmes scolaires provoque de telles réactions, c'est qu'elle est jugée, à ce stade, comme une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignants et des autres personnels. Les conditions  du débat ne sont pas réunies pour une application de cette réforme dès la prochaine rentrée. Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie en commençant par une tour de table réunissant tous      les acteurs concernés.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:11

Manif.pngLe Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…
Depuis 8 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes. François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entrainer toujours plus de flexibilité et de nouvelles dégradations du code du travail.
Cette politique social libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où déjà 8 pays sont en récession. Nous ne voulons pas que la France suive la même voie. De juin 2011 à décembre 2012, les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l'OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n'incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité.
Toutes ces orientations sont dans le droit fil des logiques libérales suivies par les gouvernements précédents et c'est pour cela que nos parlementaires ont refusé de voter le budget de ce gouvernement.
Le Front de Gauche, avec les communistes, s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault. Il entend démontrer qu'une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers : c’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi nous lançons une grande campagne : dans toute la France, nous allons
faire connaître nos propositions alternatives à l'austérité.
Nous voulons
faire entendre qu’une autre
logique existe à gauche,
que d’autres solutions sont
possibles, sont crédibles et
applicables par une
majorité et un
gouvernement décidé à
rompre avec le libéralisme
et le social libéralisme.Contre-l-austerite.png
Nous voulons en
débattre avec chacune et
chacun, les enrichir de
votre propre expérience,
agir ensemble pour
imposer tout de suite des
mesures vitales. Nous
pensons que l’implication
populaire des travailleurs,
des jeunes des chômeurs
est la clé pour faire
prévaloir l’humain sur la
dictature de l’argent.
Nous nous
adressons largement audelà
des composantes du
Front de Gauche à toutes
celles et tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent une politique en rupture
avec la financiarisation de la société et le productivisme. Nous voulons agir avec toutes celles et
tous ceux qui partagent cet objectif et construire sur cette base un rassemblement majoritaire qui
impose une autre politique. Face à l’arrogance du MEDEF, nous voulons faire entendre la voix
de celles et ceux qui souffrent de ces politiques d’austérité et démontrer qu’une alternative
existe.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:08

Un accord intitulé « sécurisation de l'emploi » * a été
conclu entre les organisations patronales et des organisations
syndicales (notamment la CFDT) représentant une minorité de
salariés, contre l'avis de la CGT et de FO.
Cet accord, soi-disant historique, signé sous pression du
gouvernement, n'est en aucun cas une bonne nouvelle. Sauf
peut-être pour le Medef qui n'en espérait sûrement pas tant, neuf
mois après la défaite de Sarkozy. Il sera examiné au Parlement.
Les parlementaires du Parti communiste et du Front de gauche
ne laisseront pas transcrire dans la loi une nouvelle régression
sociale. Ils interpellent les parlementaires socialistes et
écologistes chez qui cet accord est loin de faire l'unanimité.
* Dans le texte, il y a très peu de chose au profit de la
sécurisation des salariés. Les droits rechargeables à l’assurance
chômage, qui existent déjà, sont élargis. La majoration de
cotisation d’assurance chômage pénalisera les CDD courts et les
contrats d’usage. Mais en contrepartie, le patronat obtient 150
millions d’exonérations de cotisations sur certains CDI ! Sont
aussi au menu, le compte personnel de formation, la
complémentaire santé généralisée….
Des avancées certes, mais mineures au regard de la
dominante de flexibilité du projet d’accord

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:00

 

Tambouille-PS.pngLors de ses premiers vœux, le président de la République a réaffirmé sa volonté de garder, coûte que coûte, le cap de l’austérité budgétaire pour sortir le pays de la crise sans prononcer une seule fois le mot « changement », pourtant au cœur des espérances populaires qui l’ont porté au pouvoir.

       François HOLLANDE persiste et signe. Il a validé les choix politiques mis en œuvre par son gouvernement depuis huit mois. Un nombre toujours plus grand de celles et de ceux qui ont porté la gauche au pouvoir en mai 2012 expriment leur scepticisme sur les choix gouvernementaux pour réaliser le changement espéré, comme en témoigne la dégringolade du couple exécutif Hollande-Ayrault dans les enquêtes d’opinion. Pour autant, le président de la République, tout en concédant ne « rien ignorer des inquiétudes » à ses yeux « légitimes », n’en affirme pas moins que « le cap sera maintenu. Contre vents et marées. Je n’en dévierai pas ». Seulement, il n’est pas du tout sûr que l’intérêt des Français trouve son compte dans ces politiques d’austérité dont nombre de mesures sont soutenues par la droite et le patronat d’une part, et dénoncées par les communistes de l’autre. Elles créent même un certain trouble au sein de la majorité présidentielle, chez les écologistes et à l’aile gauche du PS.

       François Hollande confirme le choix du gouvernement de réduire, d’ici à 2017, de 60 milliards d’euros l’intervention publique de l’Etat. Cette cure de rigueur risque de ne pas être sans conséquences sur les services et les investissements publics, sur les dotations aux collectivités locales. Avec, en toile de fond, une fragilisation du pacte social sur lequel s’est construit notre pays depuis la Libération.

       Le président de la République a également réaffirmé sa volonté de « redonner des marges de manœuvres aux entreprises grâce à un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour leur permettre d’embaucher, d’investir, d’exporter ».  Seulement, en matière d’investissements  et d’emplois, aucune condition d’objectifs n’a été fixée par la loi votée fin 2012 par le Parlement. En conséquence, cette manne, qui sera alimentée par une hausse de la TVA en 2014 et une baisse des dépenses publiques de l’Etat dès 2013, risque fort de ne pas atteindre l’objectif visé par le gouvernement,  celui de créer 300 000 emplois en 2013, comme l’a annoncé, en novembre 2012, Jean Marc Ayrault.

       Le doute est permis : Ce n’est pas la première fois, depuis trente ans, que les entreprises bénéficient de fonds publics pour favoriser l’investissement et l’emploi, avec les résultats que l’on peut constater. Par ailleurs, nombre d’économistes craignent que les politiques d’austérité réduisent un peu la dette mais conduisent surtout à la récession, donc au recul de l’emploi.

       Concernant la construction européenne, pour laquelle François Hollande se veut confiant, il n’est plus question, dans ses vœux, de réorientation comme il s’y était engagé pourtant dans la campagne présidentielle. Faut-il y voir un abandon ? Le vote par le PS, les écologistes et la droite, en novembre 2012, du traité austéritaire, négocié en son temps par Sarkozy et Merkel, en est un signe précurseur fort.

       Evoquant la décision du Conseil constitutionnel de censurer la contribution exceptionnelle de 75 % au dessus d’un million d’euros, François Hollande affirme que celle-ci sera « réaménagée sans changer d’objectif » en 2014, aucune annonce n’est faite cependant sur l’urgence d’une réforme globale de la fiscalité qui permettrait de faire contribuer plus ceux qui gagnent le plus

 

 

Il est bon de rappeler qu’au moment où la Bourse de Paris (donc les actionnaires) a gagné 15,2 % en 2012, le SMIC a été revalorisé par le gouvernement de 0,3 % par mois (soit 4,50 euros) au 1er janvier 2013. Tout un symbole.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:55

CCI.png

Malgré la pub de la CCI, la Zone Franche ne fait pas recette...

Président UMP du conseil général des Ardennes, Benoit Huré confirme dans la presse locale les énormes cadeaux fiscaux dont bénéficient, sans aucune contre partie de créations d'emplois, les entreprises ardennaises grâce à la zone franche ! Ce dispositif BER (bassin d'emploi à redynamiser) a rapporté au patronat pour le premier semestre 2012, la somme de 29 millions d'euros (7 millions d'exonérations de cotisations sociales et 22 millions d’impôts !) … pour combien d’emplois ? Alors qu'une récente étude a démontré que le dispositif BER/zone franche n'avait pas atteint (et de loin) l'objectif de création d’emplois, Mr Huré persiste et signe en demandant, à l'Etat, de prolonger ces dispositifs sur trois ou quatre ans! ...Cette exigence, devant un tel projet de gaspillage de fonds publics est surréaliste ! D’ailleurs, répondant à la question " ce dispositif est-il connu des investisseurs ? " Mr Huré avoue ..."nous nous sommes aperçus que non seulement les Ardennes étaient très méconnues, mais qu'en outre, le BER ne disait rien à personne." Quel aveu d'impuissance !....  Pauvres Ardennes avec de tels élus ! En 7 ans (la zone franche couvre les années 2007-2013), les contribuables ardennais auront donc payé 420 millions d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises … pour quoi faire ?

 

Abroger toutes ces dispositions fiscales injustes et inefficaces n’est-il pas un devoir pour la Gauche ?

 

 

J.C VanBervesseles

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:54

Hopital.pngTout d'abord localement, avec l'inacceptable refus de rencontre faite par le directeur de l'Agence Régionale de Santé aux élus communistes ardennais ! Alors qu'un rendez était programmé cette semaine, à la demande de Sylvain Dalla Rosa, maire adjoint de Charleville Mézières et vice président du conseil de surveillance de l'hôpital de cette ville, celui-ci a reçu un courrier du directeur de l’ARS annulant cette rencontre au motif que "entre temps, je viens d'être destinataire d'une requête présentée au tribunal administratif de Chalons en Champagne par le syndicat CGT des centres hospitaliers de Sedan et de Charleville Mézières visant à contester le dernier arrêté d'approbation concernant ce GCS, pris par le Directeur général de l'ARS".

En quoi les activités des syndicats CGT ne permettent pas une telle rencontre ? Le refus de dialogue avec des élus du Directeur général de l'ARS et un amalgame indigne et ne témoigne pas d'un progrès démocratique dans la politique de santé ! A quand la démocratie sanitaire ?

D'autant plus que j'aurais aimé qu'il nous fournisse des explications sur la deuxième information que je souhaitais vous donner, celle-ci d'ordre régional : un arrêté du 24 décembre publié le 1er janvier au Journal officiel, alloue 16,5 millions d'euros de dotations supplémentaires dans le cadre de l'exercice budgétaire 2012, au titre des Missions d'intérêts général et d'aide à la contractualisation (MIGAC) - vous savez, ce sont ces sommes qui permettent de compenser un peu ce qui ne rentre pas dans la tarification à l'activité des hôpitaux. Alors que d'autres ARS voient leur dotation augmentée, celle de Champagne Ardenne voit la sienne baisser de 3 millions d’euros par rapport à la répartition de l'arrêté du 7 décembre 2012.

Des difficultés supplémentaires en perspectives pour les hôpitaux publics.  

 

Michèle LEFLON 

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