Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Catégories

4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 23:59

Inspection-academique.png

Devant l’Inspection d’académie plus de 250 personnes étaient rassemblées pour dénoncer la gestion des rythmes scolaires mais également la restructurions en cours qui conduit à la fermeture de collèges comme le Chesne ou Buzancy

Ce mercredi, partout en France et aussi à Charleville-Mézières devant l’Inspection d’Académie, les enseignants du primaire et des écoles élémentaires avec des parents d’élèves, ont exprimé leur mécontentement sur le fond et sur les conditions de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Dans de très nombreux endroits, les dernières semaines ont été marquées par des expressions, venant de professeurs, d'agents des collectivités intervenant dans les écoles et de leurs organisations syndicales, de parents d'élèves, d'élus, qui témoignent de réelles préoccupations dont le gouvernement doit tenir compte.

Les zones d'ombres qui subsistent, alors que le ministre ne cesse de mettre la pression pour qu'un maximum d'écoles raccourcissent les journées de la semaine et adoptent la semaine des quatre jours et demi dès la prochaine rentrée scolaire, donnent aujourd'hui le sentiment d'une réforme bâclée, pour correspondre au tempo de l'acte 3 de la décentralisation. Sans vision claire concernant les missions de l'éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales, d’avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition.

Penser en termes de « rythmes », c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école.

Si cette modification des rythmes scolaires provoque de telles réactions, c'est qu'elle est jugée, à ce stade, comme une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignants et des autres personnels. Les conditions  du débat ne sont pas réunies pour une application de cette réforme dès la prochaine rentrée. Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie en commençant par une tour de table réunissant tous      les acteurs concernés.

Partager cet article

Repost 0
nouvellesdesardennes.over-blog.com - dans N°1551
commenter cet article

commentaires