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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:31

Education-nationale.pngLe projet de loi de refondation de l’école propose de grandes ambitions : formation des enseignants, recrutements, priorité au primaire, réaffirmation du rôle de l’école maternelle, réaffirmation du collège unique. Sans doute faut-il encore plus d’ambition pour reconstruire le service public national d’éducation fondé sur le principe que tous les élèves sont capables d’apprendre. Sans doute faut-il plus d’ambition dans la reconstruction des pratiques, des contenus, pour permettre la réussite de tous, sur la base d’une école faite pour ceux qui n’ont que l’école pour apprendre. Mais il faut aussi que cela s’appuie sur du concret.

Et le concret qui se prépare pour la rentrée prochaine dans les Ardennes est contradictoire avec l’espoir engendré par les changements politiques et ce projet de loi. Ce sont les fermetures de deux collèges ruraux, aggravant le désaménagement du territoire et dégradant les conditions d’études de ces collégiens, qui vont être amenés à de longs trajets.

C’est l’annonce de la fermeture éventuelle de la filière L au lycée de Givet, source de discrimination sociale. Dans ce bassin du nord des Ardennes, tout particulièrement frappé par la crise économique, le chômage, les choix d’orientation risquent d’être faits par défaut pour les enfants des familles les plus modestes. L’éventail des filières envisageables avait déjà été resserré par la gestion précédente du Ministre Châtel avec la suppression des classes d’enseignement technologique et il conviendrait d’en réintroduire, et de conforter la filière littéraire avec un renforcement de l’étude des langues étrangères.


C’est la fermeture annoncée de la filière générale dans le lycée de Bazeilles, au prétexte de spécialiser celui-ci en hôtellerie restauration. Ceci est contradictoire avec les valeurs de mixité sociales prônées par la République qui ont été rappelées récemment. Il faudrait au contraire y élargir le champ des orientations possibles en y recréant une filière ES.

Ceci va entraîner une concentration des offres de formation au sein des établissements les plus importants du département où les capacités d’accueil arrivent à saturation et où les  classes à effectif surchargé vont devenir légion. Il n’y a aucune justification pédagogique à ces fermetures, juste la volonté de réduire de quelques unités le nombre global de classes de collèges ou de lycées dans le département pour faire des économies de postes d’enseignants.

 

Michèle LEFLON

Conseillère régionale

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nouvellesdesardennes.over-blog.com - dans N°1552
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